| Au sommet des remparts |  |
| Au XIXe siècle, de nombreuses révoltes des Crétois contre les Ottomans furent durement réprimées et menèrent à une guerre qui obligea les grandes puissances européennes à intervenir. De 1896 à 1913, tout en restant une province ottomane, la Crète devint autonome, protégée par des armées étrangères. Le petit bâtiment que l'on voit ici faisait alors partie de la caserne de l'armée russe. |
| Bastion de St-Nicolas de Molos |  |
| La jetée est bâtie sur une série de récifs qui rendaient le port inaccessible aux bateaux. Jadis, ce bastion s'étendait jusqu'au phare et défendait l'entrée du port avec la forteresse Firkas (que l'on distingue juste à gauche du phare), à laquelle il pouvait être relié par une chaîne qui bloquait tout passage. Une grande partie de ce bastion a été démolie et ce qui reste offre une superbe vue sur la ville et sur la mer. |
| Chantiers navals vénitiens (1) |  |
| Venise a occupé la Crète de 1204 à 1669, rendant nécessaire la construction de chantiers navals pour abriter et réparer sa flotte. Beaucoup ont été par la suite démolis mais il reste à La Canée deux ensembles de bâtiments, l'un ici le long de l'actuelle marina, l'autre plus loin, tout au bout du port de plaisance. Les Vénitiens ordonnèrent leur construction en 1467 mais le 17e bassin de ce vaste complexe ne fut achevé qu'en 1599. |
| Chantiers navals vénitiens (2) |  |
| A l'origine, les bassins des chantiers navals étaient ouverts sur la mer pour permettre le halage des bateaux. Ils communiquaient entre eux par des ouvertures cintrées percées dans l'épaisseur de la maçonnerie. Ici, les chantiers navals ne furent construits que dès 1607 et seuls deux d'entre eux furent achevés sur les cinq prévus. Tous perdirent leur vocation première dès la conquête ottomane, devenant principalement des entrepôts militaires. |
| Forteresse Firka |  |
| La forteresse «Revellino del Porto» a été bâtie par les Vénitiens dès 1620 pour protéger l'entrée du port. En 1645, date de la conquête de la Crète par les Ottomans, elle devint une place de garnison et une prison. C'est de là que vient son nom actuel, «firka» signifiant «baraquements» en turc de l'époque. Ce n'est qu'en 1913, lors de l'union de la Crète avec la Grèce, que le drapeau grec fut hissé sur une tourelle de guet où se pressent désormais les touristes. |
| Minaret Ahmet Agha |  |
| Ce minaret est tout ce qui reste d'une mosquée bâtie en 1645, juste après la conquête de la Crète par les Ottomans. Il est unique en Crète parce que c'est le seul qui a été entièrement préservé, jusqu'au croissant qui le couronne. En revanche, la mosquée n'existe plus, elle a été transformée en usine de tricotage en 1923, après l'échange de population entre la Grèce et la Turquie. |
| Mosquée Hassan Pacha |  |
| Bâtie en 1645 par un architecte arménien, peu après la conquête ottomane de La Canée, cette mosquée fut la première à être bâtie en Crète. Elle a servi de lieu de prière jusqu'en 1923, puis son minaret a été démoli et elle a été utilisée successivement comme entrepôt, musée d'art populaire, bureau d'information touristique et annexe du musée archéologique. De nos jours, elle est devenue un espace d'exposition et une silhouette emblématique du vieux port. |
| Muraille ouest |  |
| La rue Pireos longe la muraille ouest de la vieille ville, avec, tout à gauche, le bastion San Salvatore. Au pied de la muraille, un grand espace vert est parcouru d'un chemin qui malheureusement finit en cul-de-sac. Au sud de cet espace il n'existe aucun passage permettant d'entrer dans la vieille ville, suivez la rue ou contournez le bastion pour vous y rendre. |
| Phare de La Canée |  |
| Tout au bout de la longue digue qui protège le port, le phare de La Canée est un des symboles de la ville et un lieu de promenade populaire aussi bien pour les habitants que pour les visiteurs. Edifié à l'origine par les Vénitiens au XVIe siècle, il a été rebâti par les Egyptiens au XIXe siècle, durant la période où l'Egypte administrait la Crète ottomane, qui lui ont donné sa forme inhabituelle de minaret. |
| Place Mitropoleos |  |
| Sur la rue Chalidon s'ouvre la grande place où se dresse la Cathédrale de Chania (ou Cathédrale Trimartiri), bâtie en 1860. On nous a interdit d'y capturer des panoramas, pour des questions de «copyright». Un peu surréaliste, non? Tant pis, il y a beaucoup d'autres magnifiques endroits à vous montrer, et tous ne jouent pas les divas... |
| Place Talos |  |
| Au XIXe siècle, cette place est devenue un symbole du nationalisme grec et, après l'indépendance, elle a été rebaptisée Place 1821 pour commémorer l'année de la révolution. Son nom d'origine est une référence à Talos, un géant mythique au corps recouvert de bronze, qui protégeait la Crète des pirates et des envahisseurs pour le compte du roi légendaire Minos. L'étrange fontaine qui s'y dresse rappelle une tragédie maritime, le naufrage en 1966 du ferry «Heraklion» au large de la Crète, qui fit plus de 200 victimes. |
| Rue Aggelou |  |
| Cette rue pavée donne accès au musée maritime, hébergé dans le bâtiment rouge de droite, et à la forteresse Firka, au-delà du porche d'entrée du musée. La visite de la forteresse est gratuite mais la grille d'entrée n'est pas ouverte en permanence, les horaires d'ouverture sont affichés dans le passage. Comme dans tous les lieux touristiques, les heures de grande affluence sont à éviter! |
| Rue Sifaka |  |
| Les murailles byzantines protégeant la colline de Kastelli ont été érigées aux VIe et VIIe siècles, en grande partie à partir de matériaux prélevés sur les ruines de l'antique Kydonia. Lorsque les Vénitiens arrivèrent au XIIIe siècle, ils s'installèrent d'abord à l'intérieur de ces murailles byzantines, puis construisirent de nouveaux remparts qui firent de ces murailles le plus intérieur des trois anneaux défensifs de La Canée. |
| Site archéologique de Kastelli |  |
| Nous sommes ici sur la colline de Kastelli, qui était le centre de la cité minoenne de Cydonia. Des fouilles archéologiques ont été entreprises ici en 1964 et se sont poursuivies depuis lors, menant à de passionnantes découvertes. On y a trouvé par exemple cinq tablettes en linéaire B, deux tablettes en linéaire A, plusieurs sceaux, des poteries, etc. Malheureusement, les possibilités de fouilles restent très limitées dans une zone aussi urbanisée! |
| Vieux port vénitien |  |
| Le vieux port n'a évidemment plus rien de vénitien, c'est une promenade pittoresque bordée d'innombrables terrasses de bars et tavernes qui attirent la foule à toute heure. Avec ses vues spectaculaires sur la mosquée Hassan Pacha et le phare en forme de minaret, silhouettes emblématiques de la ville, c'est un endroit magique qui provoque instantanément un coup de cœur pour La Canée. |